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L’oie galopante

Victoria – Sooke = 48 kms

Avant de quitter la belle Victoria, je profitai d’une connexion wifi en ville pour me connecter à skype et donner des nouvelles à mes parents. Ces derniers partageaient mon bonheur depuis l’Océan Atlantique et étaient surpris par l’accueil si chaleureux et généreux des canadiens. Ils étaient également agréablement surpris par mes premiers tours de roue sur le sol canadien.

Ce matin là, j’étais heureuse de savoir que j’allais rouler loin de la circulation, en empruntant la Galloping Goose Trail (« sentier de l’oie galopante »). Cette piste cyclable longue de cinquante cinq kilomètres le long de l’ancienne voie ferrée, est  très prisée des cyclistes, car le plus souvent plate et mène jusqu’à Sooke où un hôte Warmshowers allait m’accueillir.

Langford

A l’ombre des arbres, je m’enfonçai dans la forêt luxuriante et m’accorda quelques arrêts à des lacs et cascades afin de me rafraîchir.

Galooping Goose Trail2

En chemin, je rencontrai Larry, originaire de Vancouver, avec qui je roulai une dizaine de kilomètres. Ce dernier me mis en garde contre les ours et les cougars que je pourrais croiser en chemin. Pas de quoi me rassurer pour mes prochaines nuits en tente. Dans les quelques montées que nous avions à gravir, Larry était impressionné par mon coup de pédale, malgré le poids de mon vélo. Je devais reconnaître que depuis mon arrivée, ma récupération était bonne et je me sentais en pleine forme. Larry fit demi- tour alors que je poursuivis ma route, à travers l’aquarelle colorée qui se dessinait sous mes roues.

Larry

A quelques kilomètres de mon arrivée à Sooke, le paysage changeât, offrant des paysages campagnards avec de magnifiques points de vue sur l’océan.

Keep smile

Brendon et sa femme Mélinda, avaient eu la gentillesse d’accueillir ma tente sur leur terrain. Tous deux travaillaient dans la Marine Royale Canadienne et étaient fiers de servir leur pays. Dans quelques mois, Brendon allait être muté à Québec, laissant derrière lui sa femme et sa fille. Il suivait depuis plusieurs semaines des cours de français, avant d’occuper ses nouvelles fonctions. Si de son côté Brendon me parlait en français afin de progresser, pour ma part je lui répondais en anglais car je comptais bien parfaire mon niveau. Avant d’aller me coucher, Brendon tenu à m’offrir un porte bonheur : il s’agissait d’un écusson de la Marine Royale.

 

 

 

3 réflexions sur “ L’oie galopante ”

  1. Quel bonheur de te lire, je voyage avec toi.Tu écris vraiment bienJe suis tellement contente de te voir si heureuse…j’ai hâte de lire la suite à chaque fois, comme une série télé. JC et les loulous te font de gros bisous.Fais quand même gaf aux ours.Gros bisous ma Sansan…

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