Nid douillet pour cyclos

La famille cyclo

Wasaga Beach – Orillia = 90 kms

Orillia – Omemee = 105 kms

Omenee – Port Hope = 60 kms

Port Hope – Bloomfield = 105 kms

 

Dans la vie, il y a la famille de sang, celle avec laquelle vous avez des liens de parenté et qui a une obligation de soutien moral et de solidarité matérielle. Il existe aussi ce que j’appelle la famille de cœur, avec laquelle vous n’avez aucun lien de parenté, que vous avez choisi ou qui vous choisi et qui, malgré son absence d’obligation, est toujours là quoiqu’il arrive. Et puis enfin, il y a la famille cyclo, qui est un mix des deux. Le lien de parenté naît de cette passion commune pour le vélo. Quant à ses valeurs d’entraide, de générosité et de soutien, elles lui sont chères et elle sera vous en faire profiter que vous demandiez de l’aide ou non.

Si depuis mon arrivée au Canada, je m’étais très bien passée d’une carte routière, désormais elle allait m’être indispensable. Jusqu’ici, il n’y avait que des axes principaux, avec en gros une route qui allait de l’Ouest vers l’Est et une autre qui allait du Nord vers le Sud. Il suffisait juste de savoir dans quel sens vous vouliez vous diriger. L’Ontario est la région la plus peuplée du Canada. Si ce constat ne me paraissait pas évident jusqu’alors, plus j’avançai et plus cela se confirmait. Finalement, la population était concentrée sur une même zone, principalement là où il avait des villes. Pour pouvoir désengorgée cette portion du territoire, il y avait un ou deux axes principaux, relayés par un réseau secondaire assez important. Pour moi, le but du jeu allait être de rester le plus possible sur des routes secondaires et d’en changer si jamais je voyais qu’elles étaient trop fréquentées. Pour cette mission, j’allais grandement avoir besoin de ma carte routière, qui ressemblait d’ailleurs à une toile d’araignée : j’espérai ne pas être la proie des conducteurs.

Je démarrai sur la route n°26, qui traversait des paysages ruraux quelconques. Une zone de travaux et la congestion qui allait avec, me firent bifurquer vers une petite route qui me permettrait de rejoindre la route n°22, aussi appelée Horseshoe Valley Road ». J’étais enfin au cœur de l’économie de cette région. L’Ontario possède plus de la moitié des terres agricoles du Canada et avec près de 50 000 fermes, elles représentent environ le quart des revenus agricoles du Canada. Désormais, je traversai des fermes à volailles ou à bovins, des cultures légumières et fruitières.

Framboises exquises

Quel bonheur je ressentais de pouvoir m’arrêter aux étales sur le bord e la route, qui proposaient des fruits et des légumes frais. Je prenais le temps de choisir de bons produits de saison, d’échanger quelques mots avec les agriculteurs et de participer à cette agriculture locale loin des réseaux de distribution. Pourquoi n’avais-je jamais réussi à trouver ce temps pour en faire de même en France ? Sur la Horseshoe Valley Road on ne trouvait pas que des fruits et des légumes. On trouvait aussi des montagnes russes avec une succession de montées et de descentes à 9% ou plus. Dans les montées je souffrais et quand arrivaient les descentes je crispais sur mon vélo car l’accotement était étroit et les voitures roulaient à vive allure. Je n’avais pas le temps de me remettre de mes émotions, qu’il me fallait attaquer une nouvelle montée, puis une nouvelle descente, puis une nouvelle montée, puis une nouvelle descente et ainsi de suite. En arrivant à Orillia, ville touristique prisée, je n’avais qu’une envie : sortir de cette fourmilière au plus vite. Une fois libérée des entraves de la ville, je décidai de poursuivre ma route jusqu’à Beaverton, situé à une quarantaine de kilomètres, où je tenterai de planter ma tente près du lac Simcoe. Alors que je passai devant un étale de fruits et légumes frais, je décidai de m’y arrêter. Une femme vint vers moi en s’exclamant : « Tu ne serais pas française et tu ne traverserais pas le Canada ? ». J’eu du mal à cacher ma surprise. Lors de mon séjour à Tobermory, Brian avait contacté par mail un de ses amis cyclistes qui connaît bien les routes de l’Ontario, pour avoir ses conseils. Ce dernier m’avait répondu et parallèlement avait fait suivre un mail à son groupe d’amis cyclistes, dont Kathie fait partie. En m’apercevant devant le marchand de fruits et légumes, elle avait rapidement deviné qui j’étais. Aussitôt, elle me demanda si j’avais un endroit où dormir pour la nuit. Je lui répondais que non. Kathie me proposa aussitôt de venir dîner et passer la nuit chez elle, ce que j’acceptai volontier.

Kathie et Chuck

Kathie travaillait à son compte dans le domaine du marketing, quant à son mari Chuck il était avocat, mais n’en n’avait pas du tout l’allure. Assis au bord de leur piscine, je savourai des fromages et du vin de l’Ontario, que Chuck était allé acheter spécialement pour me les faire découvrir. L’Ontario est réputé pour ses cheddars et ses vins. D’ailleurs, dans les prochains kilomètres, je ne tarderai pas à traverser les vignes de l’Ontario. A table, devant notre hamburger maison préparé par Chuck, nous avons forcément parlé vélo et Kathie m’appris que peu de cyclistes voulaient s’aventurer sur la Horseshoe Valley Road et ses montagnes russes, je n’avais donc pas choisi la route la plus facile. En plus de m’avoir beaucoup fait rire, Chuck était un homme vraiment bienveillant. Avant de reprendre la route, il a tenu à ce que j’emporte dans mes sacoches des fruits et du fromage. S’il avait pu y glisser une bouteille de vin, je pense qu’il l’aurait fait. Avec son talent d’orateur, il était même parvenu à me convaincre de prendre le billet qu’il avait soigneusement caché avec mes provisions. «Prends-le juste au cas où, si jamais quelque chose t’arrive, s’il y a un imprévu. Dans une aventure, on ne sait jamais ce qui peut arriver et je ne voudrais pas qu’il t’arrive quelque chose ».

En prenant la route, j’ai suivi les conseils de Kathie, qui m’avait suggéré des petites routes de campagne proches du Lac Simcoe et sur lesquelles elle avait l’habitude de rouler avec ses copines. Loin du trafic, je savourai cette balade champêtre, car je savais qu’ensuite je devrai à nouveau emprunter les grands axes. Une fois sortie de mes petites routes, les paysages n’avaient vraiment rien d’intéressant et terminé les pauses frugales sur les bords de route, car je ne croisai plus d’étales de fruits et légumes. Epuisée par le vent et le relief de la route, je m’arrêtai quelque part sur la route n°10 quasi inhabitée, où je sonnai à une maison pour savoir si je pouvais planter ma tente. Une femme d’une cinquantaine d’année ouvra la porte. Pour la première fois, je voyais le visage d’une femme déconcertée, presque apeurée, lorsque je lui expliquai la situation. Elle me regarda comme une bête curieuse et, après un long moment d’hésitation, me dit avec nonchalance « Il y a plein de place sur mon terrain, installez-vous où vous voulez mais vous risquez de mal dormir avec le bruit des voitures ». La seule chose qui m’importait, était d’avoir un endroit sur où dormir. Alors que je montai ma maison de tissus et que je m’apprêtai à me préparer un dîner, je sentais le regard de la femme posé sur moi à travers ses rideaux. Alors que je terminai mon dîner, mon hôte vînt vers moi en compagnie d’une femme et de ses deux jeunes enfants. Elle m’expliqua qu’il s’agissait de sa voisine et de ses enfants et qu’ils étaient curieux de voir une voyageuse à vélo pour la première fois. Plus tard dans la soirée, alors que j’étais assise sur la pelouse à examiner ma carte routière pour le lendemain, la femme sorti de sa maison. Tout en gardant ses distances, elle me dit qu’elle avait posé une tasse de thé et un bâtonnet de glace sur la table. Personne ne s’était encore montré aussi méfiant envers moi. Cette femme vivait seule dans une zone isolée, alors je comprenais qu’elle préfère garder ses distances avec moi. En m’offrant ce thé et cette glace, elle me donnait l’impression de quelqu’un qui voulait apprivoiser un animal sauvage. Le lendemain matin, avant de partir j’ai frappé à la porte pour remercier cette femme. Malgré la lumière dans sa cuisine, personne n’est venu ouvrir.

Dans les rares échanges que j’avais pu avoir avec la femme qui m’avait hébergé, elle m’avait mise en garde contre un avis de tempête annoncé pour la journée. Ce matin là, en prenant la route le ciel était plutôt dégagé, je m’attendais presque à avoir une belle journée. Comme la veille, je devais affronter du vent, des paysages monotones et des routes vallonnées, mais pas de quoi fouetter un chat. Mon inquiétude commençait à se lever, lorsqu’en moins de cinq minutes le ciel se noircit et des bourrasques de vent commencèrent à se lever. Dans ma tête, je me dis que j’allais m’en prendre une bonne et qu’une fois l’averse terminée cela allait se calmer. Sauf qu’en Ontario, ce n’est pas comme en Bretagne ! De grosses gouttes laissèrent rapidement place à un mur d’eau et Eole se leva de plus belle. J’appuyai sur ms pédales autant que je pouvais, dans l’espoir de trouver un endroit où me mettre au sec. A travers mes carreaux embués, je distinguai au loin une chapelle. Malgré le fait que je sois athée, il semblerait que le Bon Dieu avait décidé de ne pas me laisser tomber. Un pasteur était sur le seuil et me fit signe de vite venir me mettre à l’abri. Ce dernier parlait très bien le français. Après avoir salué mon courage, il me demanda si j’avais fais de belles rencontres sur la route. Je lui répondais que je n’avais rencontré que des gens bienveillants sur ma route et que c’était comme si j’avais laissé une famille derrière moi. Il me raconta alors que son neveu avait lui aussi traversé le Canada à vélo il y a quelques années et qu’il avait été très déçu de l’accueil des habitants. Je m’étais souvent demandé, pourquoi autant de petits anges avaient été bienveillants avec moi ? Etait-ce parce que j’étais française ? Parce que j’étais une femme qui voyageait seule ? Parce que je dégageais des ondes positives comme me disait certain ? Ou tout simplement parce que le plus souvent j’étais allé à la rencontre de ces gens ? Peut-être était-ce un mix de tout ça. Je ne le saurais jamais et puis à vrai dire était-ce vraiment important ? La pluie s’était calmée, je disais au revoir au pasteur qui me salua avec ces quelques mots « Que Dieu veille sur toi ». J’appuyai à nouveau sur mes pédale car je sentais bien qu’il ne s’agissait que d’une accalmie. Quelques kilomètres plus loin, rebelote ! Un mur d’eau s’abattait à nouveau sur moi et Eole se déchaînait dans une colère noire. Trempée pour trempée, je décidai de continuer d’avancer. Quelques kilomètres avant la ville d’Ida, une déviation m’obligea à prendre des petites routes accidentées et me fis un large détour dont je me serai bien passé étant donné les circonstances. Je n’avais plus aucune visibilité, j’étais frigorifiée avec la pluie qui avait pénétré dans chaque millimètre de mes vêtements et de mes chaussures. A bout de force dans ma lutte contre Eole et ne trouvant aucun abri, je décidais de me réfugier dans un fossé pour m’abriter comme je pouvais sous un arbre. La route commençait à être inondée, la pluie ruisselait dans le fossé et les pauvres branches de mon arbre, chahutées par le vent, avaient du mal à me protéger. Après un quart d’heure d’attente, je craignais un début d’hypothermie. Je décidai de me remettre en selle, dans l’espoir de trouver un motel. Je puisai dans mes ressources et me réconfortai en me disant que dans quelques kilomètres je serais au sec dans un motel, où m’attendait une douche chaude. Malheureusement, à mon arrivée, une dame me confirma ce que je craignais « Il n’y a aucun motel ici, il faut que vous rouliez jusqu’à Port Hope, quarante kilomètres plus loin ». Et comme si cela ne suffisait pas, elle rajouta « Il y a une grosse côte pour sortir de la ville ». C’était le second déluge de la journée qui s’abattait sur moi. En guise de réconfort, je j’avalais une soupe chaude avant de reprendre la route. Quarante kilomètres, c’est long lorsque vous devez les faire sous une violente tempête. Dans ce genre de situation, il n’y a pas d’autre choix que d’avancer coûte que coûte, de puiser jusqu’à la dernière force, comme un assoiffé puiserait la dernière goutte d’un puit asséché (étant donné ma situation, vous vous direz sûrement que la comparaison est mal choisi). Sur la route, je me disais toujours que chaque moment difficile laisserait forcément place à une éclaircie, un rayon de soleil. Dans ma tête, le seul rayon de soleil auquel je rêvais, était une enseigne clignotante avec marqué «Motel ». A Port Hope, après avoir vaincu contre la tempête, je me collais contre la façade d’un fast food pour me connecter à internet et trouver l’adresse de mon fameux rayon de soleil. Un vieux monsieur vint vers moi et me dit « Vous n’avez quand même pas l’intention de continuer à rouler sous pareille tempête ? ». Avec le sourire (car dans toute circonstance il faut toujours garder le sourire), je lui répondais que j’étais à la recherche d’un motel pour me mettre au sec et faire sécher mes vêtements. Harold m’expliqua qu’il était cycliste et qu’il savait ce que c’était de rouler sous la pluie. Il aurait bien aimé m’héberger chez lui mais il habitait à quarante kilomètres et sa voiture était trop petite pour charger Elise. Sans que j’ai eu le temps de répondre quoique ce soit, il s’exclama tout en courant vers sa voiture « Ne bougez pas d’ici, je reviens dans dix minutes ! ». J’obéissais à son injonction. De toute façon j’étais mieux à l’abri que sous la pluie. Environ dix minutes plus tard, je voyais Harold qui revenait en compagnie d’un autre homme. Il me présenta David, un de ses amis cycliste.  Ce dernier chargeât Elise dans son pick-up. Il allait m’héberger chez lui et sa femme Turen. Avant de monter dans la voiture, je serrais fort Harold dans mes bras pour le remercier. En route, David m’apprit qu’Harold avait eu quatre vingt ans cette année. Pour célébrer son anniversaire, il avait tenu à rouler quatre vingt kilomètres en compagnie de ses amis.

Waterfront Trail

Depuis mon départ de Port Hope, j’empruntai la Waterfront Trail. Cette voie cyclable, d’une distance d’environ neuf cent kilomètres, suit les rives du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. Aménagée sur des accotements, des voies partagées ou des pistes cyclables, son balisage et le faible trafic font de la Waterfront Trail un véritable paradis pour cycliste. La cycliste épicurienne et contemplative que j’étais, se sentais revivre. Lorsqu’avec mon vélo je longeai les vergers, je me laissai enivrer par l’odeur douce et sucrée venue des pommes inondées de soleil. En Ontario, la culture des pommes se concentre dans les régions qui bordent les lacs. Grâce à la présence de ces vastes étendues d’eau, elles représentent une des productions fruitières les plus importantes.  Un peu plus loin, c’était le délicieux parfum acide des pommes à cidre qui s’exhalait des vergers. Car oui, en Ontario on trouve quelques cidreries artisanales. Sur un petit chemin bordé de pommiers, je croisai un bus rempli de Guatémaltèques, qui faisaient leur pause à l’abri du soleil. Aux prises avec un manque de main-d’œuvre locale, certains pomiculteurs se tournent vers des travailleurs étrangers temporaires, la plupart du temps des mexicains, pour effectuer la récolte des pommes. Quelques kilomètres plus loin, j’empruntai cette-fois la route des Loyalistes, qui longe le lac Ontario. Cette route panoramique, qui relie Picton à Kingston, doit son nom aux colons restés loyaux à la couronne britannique, lors de la Révolution américaine de 1775 à 1783. Mes tours de roues sur cette route, marquaient également mon entrée royale sur le Comté du Prince Edward. Cette municipalité rurale de l’Ontario est entourée d’eau, si bien que j’étais jamais bien loin d’une vue splendide sur les eaux limpides du lac Ontario, qui se confondaient avec le bleu du ciel.

Maison cossues Comté Prince Edward

Le Comté du Prince Edward est une destination très prisée des touristes, pour la réputation de ses vignobles, la qualité et la diversité de ses produits du terroir, mais aussi pour le talent de ses artisans. De la route des saveurs, à la route des arts, les occasions ne manquent pas pour faire une dégustation de vin, s’arrêter dans une ferme agricole pour savourer des fromages locaux ou s’approvisionner en légumes bio, puis admirer le travail des artistes. Ce que je ne manquai pas de faire dans la ravissante ville de Bloomfield, à l’exception de la dégustation de vin.  Je m’arrêtai tout d’abord dans une ferme en bord de route.

Cette grande bâtisse rouge, typique de l’Ontario, proposait une grande variété de légumes bios, pains, fromages,… Au milieu des familles accompagnées de leurs enfants, qui venaient faire leurs achats tout en allant rendre visite aux animaux, je me sentais bien loin de l’univers de la grande distribution. Un peu plus loin, je longeais les résidences cossues de la ville, pour y découvrir le travail de photographes, sculpteurs, peintres, artistes qui travaillent la mosaïque ou le verre. Une fois ma petite visite terminée, il était temps pour moi de trouver un endroit où dormir. Je décidai de m’arrêter chez la seule boutique de vélos de la ville, qui aurait peut-être un bon tuyau à me donner. Alors qu’une femme commençait à rentrer dans la boutique les vélos exposés en extérieur, je lui demandai si elle connaissait un endroit où je pourrai planter ma tente. Elle me répondit d’un air un peu rude« Tu ne vas pas planter ta tente, tu vas dormir chez nous ! ».

L’étonnement laissait rapidement place à l’enchantement, en découvrant que derrière la boutique, il y avait un grand entrepôt aménagé pour accueillir les cyclo-voyageurs de passage. Des dessins tribaux ornaient la façade de la grande bâtisse. Je poussai la porte. A ma droite il y avait des dizaines et des dizaines de carcasses de vélos stockés. A ma gauche, une salle de bain rudimentaire avec une baignoire et des toilettes. En face, une cuisine aménagée et dans son prolongement la salle à manger et un coin repos avec des fauteuils. Au fond de la pièce, plusieurs chambres rudimentaires pouvaient accueillir les nomades à vélo comme moi. L’ensemble de la bâtisse avait été aménagée avec des meubles de récupérations et des œuvres créées à partir de pièces de vélos, décorant les murs et les plafonds. Je n’en croyais pas mes yeux. Nick et Kathie, les propriétaires de la boutique, étaient à l’origine de ce lieu. Quant à Alexa, elle était parti de chez elle un jour avec son sac sur le dos et avait été recueillie par Nick et Kathie. En échange d’un toit et de nourriture, elle aidait en boutique et préparait parfois les repas pour l’équipe. Ici, on vivait un peu comme dans une communauté hippie et les dîners et petits déjeuners se prenaient tous ensemble. J’étais ainsi conviée à me joindre à eux pour le dîner préparé par Alexa. Contrairement au vélociste qui m’avait hébergé à Sault Sainte Marie, eux n’étaient pas inscrits sur le site Warmshowers et préféraient dépanner les cyclos qui s’arrêtaient pour demander de l’aide. La famille cyclo est une communauté pleine de surprises, sur laquelle on peut toujours compter, comme la branche d’un arbre à laquelle on peut s’agripper en cas de tempête ou juste pour garder l’équilibre.

2 réflexions sur “ La famille cyclo ”

  1. Quel plaisir de te lire de nouveau. C’est étonnant la méfiance de cette femme et malgré tout, sa volonté de t’accueillir. C’est difficile d’imaginer ce qui se passait dans sa tête. Quelle réflexions, quelles idées contradictoires ont pu germer dans son esprit et s’ entrechoquer toute la soirée et la nuit ? Peut être est -elle plus méritante encore que ceux qui t’ont accueillie « normalement ».

  2. heureuse de te lire à nouveau merci pour tous tes récits qui nous entraînent dans ce merveilleux pays
    bonnes fêtes pour toi et ta famille
    bisoux nazairiens

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