Mayne Island

Mayne Island : l’enfer à un goût de paradis

Victoria – Mayne Island = 40 kms + 40 kms sur lîle

 

J’emprunte une nouvelle fois le Lochside Regional Trail afin de me rendre à Swartz Bay et sauter dans le ferry direction Mayne Island, l’une des îles du Southern Gulf Islands. A 5 kms du terminal, un terrain m’attend pour planter ma tente. Andrew, un ami de Ilan et Kat possède un chalet pour les vacances. Il est absent mais m’a envoyé son adresse pour que je puisse camper sur son terrain.

Les traversées en ferry, sont toujours une bonne occasion de faire de belles rencontres, notamment avec d’autres cyclistes. Cette fois c’est en compagnie de 4 femmes que je papote durant la traversée. Elles ont l’habitude de rouler ensemble et ont décidé de faire un tour des îles à vélo, en commençant par Saturna Island. En me voyant elle me disent que je leur fais penser à une cycliste rencontré il y a un peu plus d’un an, qui se rendait en Alaska. Je leur demande s’il ne s’agissait pas de Mélissa Pritchard ? Bingo ! Le matin même je recevais un mail de Mélissa. Le monde des voyageurs à vélo est décidément petit. J’arrive à 18h sur la charmante Mayne Island. Il est temps pour moi de trouver le terrain d’Andrew pour y planter ma tente.

Campement Mayne Island

Son chalet est tellement bien caché dans la nature, que j’ai dû demander de l’aide à une promeneuse pour le trouver. Après une bonne nuit de sommeil et des bambis à mon réveil en sortant la tête de la tente (le genre de chose qui n’arrive pas en dormant dans une chambre), je décide de me lever tôt, afin d’aller la découverte de cette île à la fraîcheur et sans voiture sur les routes. A l’époque de la ruée vers l’or, c’est sur cette île que s’arrêtaient les mineurs pour rejoindre le continent. Ces pionniers avaient surnommé l’île « Mayne », qui se traduit par petit enfer. Parfois l’enfer peut avoir le goût du paradis. Certes les routes sont étroites et sinueuses, pas toujours en bon état et les montées sont raides, mais j’ai trouvé une île authentique où me sentir en communion avec la nature.

Mayne Island

Nous sommes en basse saison, il y a peu de touristes et les résidences secondaires sont vides pour la plupart. Je suis seule sur la route. Je passe devant l’Agricultural Hall, qui en haute saison accueille un marché de producteurs, que je ne verrai malheureusement pas. Je ne verrai pas non plus les galeries et ateliers d’artistes qui sont fermés, mais ça ne gâche en rien mon plaisir. Mon premier arrêt sera sur la pointe de Georgina Heritage Park, afin d’admirer le phare, les nombreux oiseaux et rester les yeux rivés sur l’océan dans l’espoir de voir une baleine ; malheureusement ça ne sera pour pour aujourd’hui.

Phare de mayne Island

Je poursuis ma route. Cette nature à l’état sauvage se mérite à chaque coup de pédale qui m’arrache les cuisses. Les nombreuses plages sont une belle occasion de se reposer, tout en en prenant plein les yeux et les narines.

Mayne Island2

En route, j’aperçois un petit commerce qui vend des produits organiques. Une dame est en train de préparer des sandwiches avec du pain toasté, des aubergines confites, des poivrons, de l’avocat et du jambon. Il paraît que ce sont les meilleurs au monde. Je ne peux résister à la tentation d’y goûter. Je me rends sur une plage pour le savourer et effectivement j’ai rarement mangé un sandwich aussi bon. J’ai bien fait de m’arrêter dans cette charmante boutique. En selle pour me rendre dans les jardins japonais, je n’ai décidément pas de chance, ils sont fermés en basse saison. Une fois que les montées ont eu raison de moi, je décide de me poser sur un banc face à l’océan et je me laisse bercer par le bruit des vagues et le chant des oiseaux. Si le matin a été frais, l’après-midi commence à chauffer. Je m’arrête dans un supermarché acheter une boisson fraîche que je savoure au soleil. Un couple se dirige vers moi pour entamer la discussion. La fille me demande si je suis française et si je m’apprête à traverser le Canada à vélo ? Je réponds que oui et très vite je devine que c’est Ashley avec qui je suis en contact sur Twitter, qui est en face de moi. Dans quelques jours, elle aussi traversera le Canada à vélo. Peut-être aurons nous l’occasion de nous croiser à nouveau. Il est temps pour moi de quitter ce petit coin de paradis, pour prendre un nouveau ferry qui me mènera à la découverte de Galiano Island.

Mayne Island4

Encore une fois je papote avec un couple de cyclistes Katie et Simon, qui habitent le Nord de Vancouver. Ils me demandent si je vais emprunter la route de Whistler. C’est la grande interrogation de ces derniers jours. Je prendrais le temps à mon retour à Vancouver, de décider de mon itinéraire. Ils me laissent leur adresse et téléphone et leur terrain sera heureux d’accuellir ma tente si je passe par là. A mon arrivée sur Galiano Island, je suis tout de suite sous le charme. Les îles du Southern Gulf sont décidément toutes différentes les unes des autres. Je ne regrette pas d’avoir fait l’impasse sur Tofino.

Selfie Mayne Island

A mon arrivée je sais déjà où planter ma tente. Grâce à Jesse, que j’avais rencontré à Vancouver, je vais pouvoir m’installer sur le terrain de sa maman qui habite sur l’île.

2 réflexions sur “ Mayne Island : l’enfer à un goût de paradis ”

  1. Je suis en route vers Metz et pendant Que madame conduit ,j’ai pris des news du Canada et ça donne envie d’y aller, belles photos et superbes commentaires. Bonne route

  2. Hello Sandrine, j’ai l’impression que ton voyage se passe bien (au fait je suis Quentin de l’avion) ton blog est très sympa !! Je te souhaite bon courage pour la suite !

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